dimanche 7 juin 2015

Mon addiction.

Nous avons tous des addictions. Cigarette, réseaux sociaux, drogues, sexe, nourriture, achats compulsifs... Toi même tu as sûrement une addiction. Ce truc qui n'est pas bon pour toi mais qui surpasse ta volonté. C'est comme ça que je comprends la citation de ce bon vieux Oscar (Wilde) "Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder." Non pas que céder soit exempt de conséquences, mais c'est le meilleur moyen de ne pas se laisser posséder par son obsession jusqu'à s'en consumer le cerveau. L'amour est sûrement l'obsession la plus répandue, qui ne s'apaise que lorsqu'on a succombé à la tentation.



Je n'ai pas envie de parler d'amour cette fois-ci, même si j'en aurais beaucoup à dire en ce moment. Je n'ai pas non plus l'intention de te révéler une toxicomanie. Enfin, pas vraiment... Je n'ai pas un tempérament à me droguer, non pas que je sois suffisamment raisonnable et équilibrée, au contraire, c'est juste que ne pas avoir le contrôle de moi-même est une idée qui m'angoisse énormément. Pour preuve ma seule expérience avec le cannabis qui a marqué le début de mes troubles anxieux.
Pourtant, j'ai bien un de ces traits de caractère que les toxicomanes ont généralement: un penchant vers l'auto-destruction. Il est là, je pense, ce penchant, mais il est très faible parce que mon désir de vivre est une certitude. Je voudrais toujours vivre, aimer, découvrir, apprendre, et j'ai cette capacité à rêver qui m'aide toujours à envisager le beau de la vie.
Par contre, je ne m'aime pas. Je visualise parfois la "moi" heureuse, intelligente, jolie, aimée avec la "moi" drama queen, qui se complaît dans la tristesse, la peur, la dévalorisation. Tu as lu/vu Harry Potter 7? Tu vois cette petite chose immonde, sorte de bébé monstrueux, cachée sous un banc, lorsque Harry est tué par Voldemort et qu'il se réveille dans un lieu étrange, Dumbledore auprès de lui? C'est le dernier Horcruxe de Voldemort, le plus noir de son âme, ce parasite chargé de toutes les émotions destructrices des hommes, qu'Harry possède en lui depuis sa plus tendre enfance. J'ai un Horcruxe en moi. Une part de noir qui essaye de détruire le reste, qui tente de me convaincre que je suis seule, moche, insignifiante, folle, que jamais je ne serai heureuse et que la vie c'est de la merde.

Quand on a un Horcruxe, on a beaucoup d'émotions à extérioriser, on cherche à se purger. A s'oublier aussi. Au moins à s'apaiser un peu, se délivrer quelques instants. A mon avis c'est quand on est comme ça qu'on est plus susceptible de développer une toxicomanie ou une addiction. Dans le fond, on se fait du mal parce qu'on le mérite, déjà, et parce que ça nous fait du bien.

Quand j'étais au collège pas mal de filles se mutilaient, c'en était presque une mode. Graver le nom de sa besta sur sa main au cutter par exemple, et retracer sans cesse les lettres jusqu'au sang. Sans m'expliquer pourquoi, j'étais un peu jalouse. Moi aussi j'éprouvais un mal-être, sûrement plus que les autres, pourquoi est-ce que moi je n'en faisais rien de remarquable, d'intéressant? J'ai essayé de me mutiler une ou deux fois mais le sang me faisait trop peur pour que je ne retienne pas mon geste. Pas assez "courageuse"! Je me suis dit que je me brûlerais plutôt avec des cigarettes, pas de sang, mais pas de bol je ne fumais pas. J'ai même voulu (et qu'est-ce que j'ai été une adolescente conne et que je m'en veux de dramatiser ma vie comme si je voulais en faire un film moins monotone) devenir anorexique, parce que j'admirais vaguement cette volonté de fer qu'il faut avoir. Je sais qu'au moins une personne qui me lit connaît ça, et ça me fait prendre conscience de ma bêtise. Toujours dramatiser, créer du malheur, de l'évènement, de la tragédie. Mon homme me dit parfois "t'aimes ça, être triste!"

Si je n'ai jamais finalement eu de comportements aussi destructeurs, ce n'est pas parce que je me respecte ni ne m'aime. C'est juste que la douleur ne m'apporte aucun plaisir, aucun soulagement. Ou peut-être finalement y a-t-il une troisième moi, qui cherche à me protéger malgré moi?

Mais avoir une piètre estime de soi associé à un tempérament anxieux, depuis toujours, ça ne laisse pas indemne... Alors, bien sûr, j'ai une addiction. Quelque chose auquel je ne peux pas résister. Depuis mon enfance. Il se passe parfois des mois, des années de répit, mais je replonge toujours et je n'ai alors plus aucune volonté. Aucune méthode n'est réellement efficace à part justement la volonté. J'essaye de résister, et puis je craque, c'est jouissif, jusqu'à m'en faire mal, puis je regrette et cette haine de soi m'amène à replonger de plus belle.







...Je me ronge les ongles.


QUOI ??? TOUT CA POUR CA? Et ouais, malheureusement je suis sage même dans mes démons, j'aurais presque aimé avoir quelque chose de plus dramatique à avouer! Mais franchement, c'est une addiction, une vraie. Et comme un alcoolique, quelqu'un qui s'est rongé les ongles à une époque restera toujours une rongeuse! Je suis faible. Tu as des astuces? Une expérience d'addiction? Un Horcruxe? Dis moi-tout!

P.S.: en réalité, j'ai un penchant vers un autre comportement destructeur, un peu plus grave. (Un peu, no stress.) Mais j''en parlerai une autre fois...

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mercredi 27 mai 2015

Trouver son chez-soi

Je suis perdue, pour changer!


La dernière fois que j'étais revenue chez mes parents, c'était en mars 2013. Depuis, ce sont eux qui viennent chez moi, c'est plus pratique puisque je n'aime pas du tout le train, et puis ça leur fait des vacances la Bretagne. Je ne sais pas pourquoi j'ai mis autant de temps à revenir là-bas, malgré tout. Ce n'est pas QUE parce que je panique dans le train, parce que je déprime quand je me sépare de mon homme, parce que c'est plus "pratique". Je crois que j'avais peur. Au plus fort de ma "période sombre", c'était le dernier îlot de paix, le dernier plan de secours au cas où plus rien n'aurait pu me faire aller mieux. Et l'issue de secours, on la prend seulement quand y a plus le choix du tout... Alors je n'y allais pas.
Au mois de mars, j'avais été voir une kinésiologue (branche psy/corporelle/chelou de la quête du mieux-être), et elle m'avait asséné toutes sortes de déclarations personnelles, gênantes parfois. Et selon elle, si je ne revenais pas dans la ville de mon enfance, c'est parce que j'avais peur de n'avoir jamais le courage de rentrer ensuite. J'avais trouvé ça faux et bizarre, sur le coup.

Mais c'est exactement ce qui m'est arrivé... Je devais rester une semaine, j'y suis restée trois! Et j'y serais peut-être bien encore si je n'avais pas eu la perspective de mon oral... Retrouver la maison où j'ai vécu 18 ans, se réhabituer à la petite routine familiale, traîner dans la chambre de ma soeur, redécouvrir le jardin, la chienne et les chats, être remplie de souvenirs à chaque coin de rue... Ca m'a fait un bien fou, et là-bas j'ai respiré à nouveau.
C'est à reculons que je suis rentrée. Par Blablacar pour la parenthèse voyage! Tout le monde me disait "ahah, timide comme t'es, rester plusieurs heures à faire la conversation à des inconnus, tu vas être trop mal!", mais franchement, j'ai adoré, j'étais avec des jeunes, c'est passé super vite, je recommande ce système!

Le retour à la vie quotidienne, ça m'a déprimée. Je me sens moins à ma place ici que chez ma famille. C'est triste, bizarre, inquiétant, parce que ça remet plein de choses en question... Je veux tout changer dans ma vie. Pour la plus grande inquiétude de l'amoureux qui se demande s'il est compris dans le lot de ce dont je veux  me débarrasser... C'est très dur de dire à quelqu'un qui nous aime "je ne suis pas heureuse, ici, j'étais plus heureuse loin de toi". Sûrement encore plus dur à entendre, je me doute. Mais douter à ce point, de tout, c'est vraiment douloureux même si j'ai l'impression d'être un monstre d'égoïsme.

Je ne me suis pas assez écoutée, en enfouissant mes besoins tout au fond de moi jusqu'à ce que l'angoisse explose et me force à m'écouter, à m'écouter trop même. Je crois que ce qui m'est arrivé m'a permis de me connaître et de me respecter. Maintenant, je veux être heureuse et penser à ce qui me fait du bien avant tout. Et s'il faut tout changer pour ça, je changerai tout...

Ce que je me souhaite, c'est réussir mon concours infirmier, et à plus ou moins long terme, retourner vivre dans la région parisienne, pas trop loin de mes parents. Avec l'homme, oui, même si un moment même de ça j'ai douté. Moi qui n'arrive pas à envisager le futur, j'y arrive et il me fait envie, envisagé comme ça. Je veux me sentir à ma place, au bon endroit, avec les bonnes personnes, au bon moment. Là les mille questionnements dans ma tête se taisent.


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jeudi 7 mai 2015

Chat insolite ... ♥ (Instantanés Singuliers)

Hello jolie lectrice! A supposer que tu sois là pour me lire, ça fait deux bonnes semaines que je n'ai pas écrit ici...! Ca commence à prendre la poussière virtuelle... Je vais pour une fois essayer de ne pas trop disgresser de mon sujet initial, et raconterai dans un autre article mes vacances qui sont la raison de ma petite disparition! (ça et une crise de flemmite aïgue, mais apparemment procrastiner et avoir la flemme sont des comportements de perfectionnistes manquant de confiance en eux, alors c'est pas ma faute tu vois.)

Je suis sortie de ma torpeur bloguesque après la lecture de plusieurs articles remplis de photos de matous. J'ai été complètement attendrie par ces témoignages pleins de tendresse de blogueuses envers leur félin. Ceci grâce à Marie Kléber, qui a lancé le concept des Instantanés Singuliers, mouvement que je ne suis pas de base mais auquel je ne pouvais pas rester indifférente cette fois-ci puisque le thème est Chats Insolites... Après m'être répandue en niais "oh il est trop meuuugnon" sur les participations des blogueuses, j'ai donc décidé de mettre ma touffe de poils (je parle de mon chat) à l'édifice!

On pense toutes que notre chat est exceptionnel, je pense. Mais pour le coup ma chatte a vraiment un tempérament insolite et je ne pouvais parler que d'elle!
J'ai voulu avoir Musha pour moi, dès que je l'ai vue, minuscule boule de duvet appartenant à un ami de mon homme chez qui je venais d'emménager, il y a bientôt trois ans. C'était un chaton très craintif, et j'ai su des années plus tard que ce fameux pote l'avait un jour balancée contre un mur dans un moment de fureur, et qu'elle avait été saisie de convulsions. Du coup, je comprends mieux son tempérament peureux et parfois agressif ... (En apprenant ça, j'ai moi-même été dans un état de fureur, et MOI je n'ai balancé rien ni personne contre un mur d'ailleurs... bref)

Toute petite et duveteuse..

Elle crache parfois sur les gens qu'elle n'aime pas. Il y a des gens qu'elle n'aime pas, comme ça, sans raison apparente. Elle griffe. Elle ne se laisse pas caresser par grand-monde. Elle est insolente, sait quand elle fait des bêtises mais s'en fichant royalement! Comme quand elle crotte 10 centimètres devant sa litière...
Il n'y a que mon homme et moi qui connaissons sa facette mignonne. Elle se laisserait caresser le ventre pendant des heures, elle fait des bisous à sa manière en nous léchant les mains et parfois le nez si on ne fait pas gaffe, elle est très bavarde, miaule quand on éternue comme pour dire à tes souhaits, elle se laisse porter comme un bébé, elle se hisse sur l'épaule de mon chéri tel un perroquet de pirate...


 Chat geek?

 "Caresse moi le ventre, toi!"



Je regrette de ne pas avoir toutes ses photos avec moi, il y en a des plus marrantes, tant pis!

 Elle est très intelligente (quand elle veut), j'ai développé toutes sortes de concepts de jeux avec elle, dont "l'assassinat surprise" qui ressemble un peu à ça:


J'essaye aussi de lui apprendre à faire ça mais elle galère:


Elle est très anxieuse et pas très bien élevée mais c'est mon bébé, vraiment. Je m'en fiche qu'elle ne soit pas mignonne et affectueuse avec les autres, elle réserve toute sa tendresse pour nous! Ca fait deux semaines que je ne la vois quasiment pas, vu que je ne suis pas à la maison, et elle me manque, c'est fou la place qu'elle a dans mon coeur cette boule de poils!


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mardi 21 avril 2015

Aime-toi et la vie t'aimera

En ce moment je réfléchis beaucoup au rapport qu'on a face à soi-même, à l'estime de soi, à l'acceptation de qui on est.


Je crois que je m'aime plus que lorsque j'étais enfant et adolescente. Un peu plus, peut-être. Mais je me rends compte que je n'arrive pas à accepter d'être moi. Comme si on avait le choix! Cela se traduit par de nombreuses choses:

- Je prends grand soin de mon apparence. C'est bizarre mais je me sens presque être deux personnes différentes, entre celle que les autres voient dans la journée, et celle dans le reflet de la salle de bains, après le démaquillage. Je triche. J'arrive à m'aimer, quand je me glisse dans un rôle qui n'est pas tout à fait la vraie Jeanne.

- J'ai du mal à me sentir à l'aise avec les autres. Du moins ceux à qui je n'ai pas accordé ma totale confiance, ceux que je ne connais pas vraiment et qui ne me connaissent pas vraiment. Je me dis que je ne suis pas assez intéressante, et que tôt ou tard la personne va finir par s'en rendre compte. Même avec mes rares amis, j'ai peur que si je ne suis assez drôle, si je ne parle pas assez, si je ne réagis pas assez vite, ils finissent par me trouver ennuyeuse ou bizarre.

- Je suis jalouse, ou plutôt envieuse du bonheur ou de la réussite des autres. Je sais me réjouir pour autrui mais l'envie sera présente, en arrière-plan de mon esprit.

- J'ai parfois l'impression d'être une imposteur, dans le milieu professionnel notamment. Je suis persuadée que si quelqu'un me laisse ma chance, c'est parce qu'il ne me connaît pas vraiment, moi et mes défauts. Echouer ne me surprend pas vraiment. Quand je réussis quelque chose, non seulement je ne le crois pas forcément mérité, mais je me dis "oh la la, il va falloir être à la hauteur maintenant".

- Dans ma mémoire, les mauvais souvenirs, les humiliations, les erreurs, me reviennent plus vite et plus facilement, au point d'en revivre les émotions associées, que les bons souvenirs qui me paraissent un peu plus flous.

- Je prends les critiques en plein coeur, je me vexe trop facilement, je me sens personnellement attaquée quand une personne se montre désagréable (après un rendez-vous avec une assistante sociale peu aimable, j'en ai pleuré car je m'étais vue -ou avais cru me voir-  dans ses yeux, bête, idiote...)

- Tout le monde ou presque (à part mon amoureux et ma famille) croit que je suis une fille discrète, timide et réservée. J'ai l'impression que personne ne me connaît vraiment. Mon esprit est un volcan qui s'embrase et surchauffe sans cesse, je ressens la joie, la colère, intensément et j'ai l'impression que mon esprit est une mer tantôt sombre et agitée, tantôt limpide et calme, ou alors un feu qui parfois réchauffe et parfois brûle. Je ne suis pas la créature toute calme et un peu fade que j'ai l'air d'être. Si j'osais je danserais sur les tables, je ne laisserais personne me marcher sur les pieds, j'exprimerais mes opinions même en sachant qu'elles peuvent déplaire. J'ai une forte personnalité. Mais je n'ose pas, je n'ose pas, je n'ose pas.

- Je crois être sûre d'une affirmation, puis une personne me contredit. Du coup, je me dis "tu dois te tromper, tu as tort, laisse tomber." Et puis, en fait, j'avais raison.

- Je garde les compliments dans mon coeur comme des trésors ou des mirages de trésors: je ne réalise pas vraiment qu'on puisse sincèrement penser ça de moi, et pourtant c'est du miel, du Nutella pour mon âme.

Je n'arrive vraiment plus à m'accepter depuis le début de mes troubles anxieux. Je voudrais avoir une gomme spéciale pour effacer ce qui ne va pas, comme si c'était un microbe extérieur à moi, un corps étranger. Mais c'est moi. Je suis moi toute entière, avec mon tempérament anxieux, mes longues jambes, ma tendance à la déprime/dépression, mon humour bizarre, ces yeux et cette poitrine que j'aime, mon côté intello, mes phobies, mes démons. Il faut que j'arrête de marchander. Etre soi c'est vendu en lot, on prend le bon et aussi le mauvais. On a tous au fond du labyrinthe de notre inconscient des choses pas belles, des asticots qui grouillent, des coffres moisis à moitié ensevelis plein de monstres, des ombres nauséabondes. C'est comme ça. On ne peut pas tout choisir et tout contrôler, la vie est un subtil mélange de clair-obscur où rien n'est tout blanc. Mais rien n'est tout noir, non plus.



Je voudrais ne plus traîner mon moi comme un boulet, mais me voir comme un tout, comme quelqu'un avec qui je me vois bien passer encore au moins 6 ou 7 décennies. Je n'ai que 21 ans après tout, j'ai toute la vie pour apprendre à m'aimer.

"Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux changer, et la sagesse de connaître la différence entre les deux."
 Prière de la Sérénité

Acceptes-tu la personne que tu es? Vis-tu en paix avec toi-même ou plutôt en conflit? Arrives-tu à t'aimer?
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dimanche 19 avril 2015

Happy tag !

Une semaine déjà que je n'ai pas publié? Cette semaine, quand ça allait bien je n'avais pas l'envie de bloguer (trop occupée à vivre, et à aimer ça), et dans les périodes plus "down", bah... pas trop envie non plus. Epuisantes montagnes russes psychiques.
Un petit tag tombait donc à pic pour relancer la machine, merci Charlie Dupin pour la nomination! Encore mieux: un happy tag! Il s'agit de partager les 5 livres, 5 films, 5 séries et 5 chansons qui nous donnent la pêche, la banane, le pamplemousse (?), la joie et la bonne humeur...

Comment avouer sans passer pour une a) dépressive et b) dépressive se lamentant sur son sort que si je me suis lancée dans la rédaction de cet article là maintenant, c'est uniquement pour me distraire d'une de ces bouffées angoissantes de tristesse/anxiété ? Et que voyant actuellement tout en gris foncé (pas en noir non plus, il y a 50 shades of souffrances dans ma tête), j'ai du mal à me rappeler ce qui est capable de me mettre de bonne humeur ?
Mais il y en a plein, des choses qui me font sourire, rire et voir la vie en rose, en vrai! Alors, en avant! *coup de pied au cul psychologique*

Motivée motivéeee.

Les livres:

• L'intégrale des Accro du Shopping de Sophie Kinsella
Le journal de Bridget Jones et la suite, L'âge de raison (je n'ai pas lu le dernier sorti plus récemment par contre) de Helen Fielding
Les sept Clés du Pouvoir, saga de Garth Nix. Depuis quelques semaines je prends un bain tous les soirs avec mon homme et nous nous lisons à tour de rôle, à haute voix, quelques chapitres. C'est un rituel très agréable qui me met toujours de bonne humeur!
Le Diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger
• Les BD Joséphine, de Pénélope Bagieu.

Stephen King, mon dictionnaire médical, Dragon rouge, mes bouquins de psychologie sont quelques autres de mes récentes lectures mais je crois que ça ne rentre pas dans cette catégorie "happy"...!


Les films:

Hors de prix, avec Gad Elmaleh et Audrey Tautou
30 ans sinon rien, avec Jennifer Garner
• Les 3 Batman
Hitch, avec Will Smith
Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?

Wah j'ai galéré pour cette catégorie. Je regarde assez peu de films et ceux qui me marquent le plus ne sont pas forcément ceux qui me mettent de bonne humeur!


Les séries:

• Sex and the city
• Modern family
• Une nounou d'enfer
• Ma famille d'abord
• Les Simpsons




Les chansons:

Uptown Funk - Bruno Mars & Mark Ronson
Déconnecté - Dj Hamida,Kayna Samet, Lartiste, Rimk (ça rapelle les vacances, toussa)
Starship -  Nicki Minaj
Sucré Salé - Logobi GT
Thrift Shop - Macklemore & Ryan Lewis


Yeah ♪ Il y a des choses que tu aimes là-dedans, toi, parmi ces quatre catégories?
Je nomine Fanny beauty qui débute la vie bloguesque et Dans un monde de grands pour lui refiler un peu de ... 'cause I' happy gnagnagna gna gna gna ♫ ( Imitation lamentable de Pharell Williams) ♪ 

Bisous et paillettes en vos âmes et foyers (ce tag m'a mise dans un état second) !
(comme quoi, j'étais déprimée en commençant l'article et là toute guillerette - inquiétant pour ma santé mentale, certes.)
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dimanche 12 avril 2015

La mochitude - Le retour

J'ai fêté mon anniversaire hier soir. Ce n'était absolument pas la bonne journée pour avoir une crise de mochitude! Du coup j'en ai eu une, logique, puisque je me mettais la pression pour me sentir belle ce soir là!

Il faisait beau hier, il y avait du soleil, c'est le genre de journée qui fait rêvasser vaguement à de futures vacances. Le genre de journée où ton khôl noir dégouline, ta poudre perd sa bataille contre le sébum, où tu n'as plus que l'envie d'avoir la peau caramélisée par les rayons tièdes du soleil et les pointes des cheveux blondies. D'être une espèce de naïade au teint de pêche, à la crinière réfléchissant le soleil tandis que tu éclates de rire avec tes dents blanches et saines et que tout maquillage devient purement accessoire face à ta beauté fraîche et naturelle.


Et puis il y a la réalité: j'étais là, avec mon smoky eye dégoulinant, mes plats cheveux noirs, mon teint de lavabo albinos et je me sentais aussi fraîche et pimpante qu'un zombie de Walking Dead.

Je suis une cyclothimique de la beauté. Chaque automne, des pulsions me saisissent d'être une froide et sexy brune au regard ténébreux. Chaque printemps, la fausse brune mystérieuse se transforme en vampire effarouché par la lumière du soleil, se décomposant sous les UV. J'ai envie de me démaquiller et de me transformer par magie en blonde hâlée au maquillage nude ou pastel, pour courir pieds nus dans l'herbe et aller à la mer sans ressembler à une mouette submergée par une marée noire.

            
Le smoky sexy                                                               Comment je me sens quand ça coule de partout
Je donne un ton léger à tout ça, mais j'ai un gros problème psychologique avec mon physique. Cette bonne vieille sensation d'être un vilain petit canard m'est revenue hier. Atteinte d'une de mes sautes d'humeur habituelles, j'étais en rage contre tout et surtout contre moi en me préparant le matin (le matin? pourquoi je mens je m'étais réveillée à midi! Bref.)
En colère contre mes vêtements (de toute façon j'ai rien à me mettre, mais moi c'est vrai! Le fait que mon dressing/étagères soit plein à craquer ne veut absolument rien dire, de toute façon tu me comprends), en colère parce que mes cheveux étaient particulièrement laids, parce que je n'arrivais à rien niveau make-up, que j'ai voulu compenser ma sensation de mochitude en mettant des faux cils, que j'en ai foiré l'application (qui a osé penser que j'ai eu mon CAP esthétique dans une pochette surprise??), qu'en les retirant mes propres cils étaient tout emmêlés... J'ai finalement obtenu un résultat beau en soi, mais sans me sentir moi belle. Un espèce de smoky très étiré, genre j'ai des yeux de rockeuse-chat.
J'ai renoncé à faire quelque chose de mes cheveux blond foncé aux racines, noirs plus ou moins partout ailleurs et aux pointes marronnasses, et je suis allée avec mon homme faire quelques dernières petites courses pour la soirée.
Le soleil brillait, les gens étaient en short ou presque. Ai-je oublié de précisé que je portais un legging noir customisé? J'avais fait une tâche dessus, j'avais frotté délicatement avec une éponge sans succès, mon chéri a voulu m'aider en frottant plus virilement, il a fait un trou. J'ai gueulé (c'est pas comme si j'étais restée plantée 20 minutes devant mon dressing pour trouver ce look), il a essayé de se rattraper en faisant quelques trous supplémentaires, ce qui donnait un truc rock assez sympa.

Pourquoi je raconte ça? Parce qu'en faisant les courses, avec, je récapitule: des cheveux noirs défraîchis, un smoky eye dramatique, un legging de rockeuse dévoilant sensuellement mes cuisses blafardes, je n'ai soudain plus supporté mon look.
En rentrant, je me suis démaquillée rageusement. J'ai réappliqué juste une petite couche de mascara, puis un rouge à lèvres rose vif (Saint-Germain de MAC pour les connaisseuses.) J'ai trouvé ça tape à l'oeil, je l'ai retiré et j'ai mis une sorte de nude transparent. Mon homme me trouvait super jolie, ainsi fraîche et naturelle. J'ai enfilé un pull rose, ôté ce legging hideux et ai tenté de m'apprécier avec ce mini-relooking.

Je ne me sens pas moi-même dans ce rôle de beauté naturelle et pourtant j'aimerais tellement ne pas avoir le besoin de me cacher derrière un maquillage sophistiqué. Mais je ne me trouve pas assez belle pour ne pas avoir besoin de tout ça. Je ne me trouve pas moche mais je voudrais être mille fois plus que la normale. Je ne sais pas pourquoi, je ne me contente pas d'avoir quelques petits complexes comme toutes les filles, moi je voudrais que tout le monde me trouve superbe, magnifique, séduisante. Avec un objectif aussi élevé, je ne transpire pas de confiance en moi, forcément.


Je voudrais avoir des cheveux d'une couleur sexy, longs, volumineux et brillants comme un Petit Poney, et pas ma longue serpillière brunasse. Des yeux super clairs et pas mon marron vert avec mes pupilles bizarres. Un teint de rose et pas une mine blafarde et constellée de cicatrices d'acné. Des cils de biche, des sourcils bien dessinés sans m'échiner avec un crayon au préalable.
Pendant ma soirée d'anniversaire, entre filles on a commencé à discuter complexes, entre le camp de celles qui se trouvent trop grosses et celles qui se trouvent trop maigres. Je n'ai quasiment pas ouvert la bouche. C'est plus habituel et donc plus facile de dire "je suis trop grosse/maigre/grande/petite", mais je ne me voyais pas dire "je n'aime pas mon visage; quand je regarde les magazines, je rêve de pouvoir faire l'échange avec celui des mannequins." Et puis je n'étais pas censée être à plaindre. J'étais habillée de façon assez sexy, comme le ferait une fille qui s'aime, j'ai à peine eu le temps de dire bonjour à une copine qui arrivait qu'elle a beuglé quelque chose du style "wouah tes seins!" On m'a souvent, bien souvent dit que j'étais bien foutue. Ca ne me fait absolument pas plaisir. Je voudrais qu'on me trouve belle, moi.

Je vais quand même essayer de le penser moi-même. Je veux me débarrasser de mon style habituel. Les beaux jours en sont une cause, l'envie de ne plus me sentir aussi dépendante du maquillage en est une autre, et aussi ma nouvelle voie professionnelle. J'ai l'intention d'être une soignante, j'aurais sûrement des journées fatigantes et pas l'envie de mettre 40 minutes à me maquiller le matin. Je veux aller à un entretien d'embauche, à mon oral de concours si j'y suis admise, et savoir que j'ai l'air jolie, naturelle et fraîche et pas un peu vulgaire. Je veux me préparer rapidement et me sentir belle quand même, même en transpirant sous le soleil.

J'ai plein de nouvelles inspirations beauté, et l'une est assez originale pour une fille qui prétend vouloir être plus naturelle! J'ai super envie de me faire une coloration aux reflets prune, violine. Avec mes cheveux noirs je ne peux pas me permettre de véritable éclaircissement, et puis je trouve ça beau. Si mes cheveux me plaisent, je me satisferais peut-être d'un maquillage discret, mes cheveux seront la touche d'originalité dont j'ai besoin pour ne pas me sentir fade...


Quelque chose d'un peu comme ça, même si ça ne sera pas aussi intense sur une base de noir.

As-tu de nouvelles envies beauté avec les beaux jours, une envie de changement?

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vendredi 10 avril 2015

Joyeux anniversaire

J'ai 21 ans aujourd'hui. C'est mon premier anniversaire depuis le bad trip, les angoisses et toute cette merde. Beaucoup de premières fois cette année: premier Noël, première nouvelle année, premier anniversaire... Il y a eu un avant et un après, mais force est de constater que la vie continue quand même et qu'elle est belle parfois.

Je ne ferai pas un article triste cette fois. Je ne l'ai pas été aujourd'hui. Je pense à l'anniversaire de mes 20 ans (Mon Dieu, je peux déjà le dire: où sont passés mes vingt ans??), à l'insouciance totale et au soleil qui brillait.
Aujourd'hui il a fait gris et j'ai changé, mais je suis toujours moi, j'aime et je suis aimée, je mûris. La vie me fait peur mais je crois que je l'aime.
En un an j'ai fait plus de choses que ce que je crois, finalement:

- J'ai obtenu mon diplôme d'esthétique
- J'ai décidé de prendre ma vie en main pour de vrai, j'ai osé m'avouer que j'étais perdue et faire une formation de réorientation pour que ça change
- J'ai trouvé une piste, une voie
- J'ai passé un concours que j'ai peut-être raté (toujours en attente des résultats...) mais que j'ai eu le courage de tenter

Et des plus petites choses:

- J'ai créé ce blog (est-ce une petite chose?)
- Je suis passée de blonde à brune
- J'ai recommencé à me ronger les ongles et ai re-réussi à arrêter
- J'ai lu énormément
- Je suis toujours amoureuse, encore plus quoique différemment
- J'ai pris de bonnes résolutions sportives que je n'ai pas tenu, mais c'est mieux que rien nan?
- J'ai été en vacances, en formations, en stages, je me suis parfois levée à 5 heures du matin pour aller à la maison de retraite, parfois à 14 heures parce que je suis une chômeuse et que merde, il faut au moins profiter des avantages de cette situation

Finalement, j'ai fait plein de choses, j'ai été courageuse, abattue, joyeuse, terrorisée, inquiète, ambitieuse. C'est sans doute la pire année de ma vie jusqu'à présent, et je ne me suis pas laissée abattre. Je ne me laisserai jamais abattre.

Relis cet article quand tu auras 22 ans Jeanne, et rappelles-toi que tu as toujours été forte. Que même si au plus mal, tu as eu du mal à croire en des jours meilleurs, il y en aura toujours à venir et qu'au fond tout va bien. L'année à venir le prouvera.

C'est un petit article assez inutile, mais mon âme d'enfant aime toujours marquer particulièrement les "grands" évènements et je partage ici tout ce qui me semble important... Je voulais poster quelques chose aujourd'hui!
Je pense faire d'ici quelques jours un article sur mes cadeaux, c'est le genre d'articles que je lis toujours avec une arrière-pensée du style "elle se la raconte celle-là!" mais que je prends plaisir à lire quand même...!